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Mercredi 14 mai 2008
Non, non il ne s'agit pas de gardes du corps, à priori nous n'avons pas encore besoin de mains courantes, quoique !
Nous recrutons une équipe de volontaire, porte... tables.
A tous ceux qui seraient tentés par une aventure humaine riche en transport physique pour ne pas dire viril, avec mise aux bancs. je donne plusieurs points de rendez-vous pour rejoindre notre caravane.

Le Vendredi 16 mai (c'est donc dans deux jours)
    A 11h30 devant l'entrée de la Cambuse place Laennec à Valence. pour cette équipe de pionnier, nous commencerons par nous attaquer à un casse-croûte improvisé.
    A 13h15 devant chez Renault (pour les initiés qui sauront retrouver ce chemin diurne.)
    A partir de 13h30 devant  les service techniques de la mairie de Chabeuil.
   
   
A bientôt pour vérifier ensemble cette adage, "Plus on est de fou, moins on porte et plus on ce marre !"

    Patraque
par Les Travailleurs du Noir
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Lundi 3 mars 2008

        Hervé Prudon, alcoolo-ethnologue, écrivain, fondateur de l'Ecole de Littérature Buissonière, voyageur à la petite semaine ( des quatre jeudi ) donne   quelques renseignements sur la vie quotidienne des Urubus kapoor dans deux de ses ouvrages :

       "A Valence je suis allé voir Serge, dans sa librairie  "Urubu" , il est carreleur le matin et libraire l'après-midi. Il est toujours vêtu de noir, avec un chapeau noir et des dents en or. C'était bien tout ce qui me rapprochait de ma  recherche aurifaire.  Serge prépare une signature  pour le samedi. Celle de Jean Claude Izzo ,  un auteur de Série Noire qui fait un tabac. Serge  ne fait que dans le polar et l'anarchisme. Homme libre,  il a tâté  du trou,  avec Jean Claude, son équipier, un gitan un peu plus alcoolique que lui. Serge est un champion en ce qui concerne l'organisation d'une signature. Il bat le rappel,  achéte un tonneau de crozes-hermitage, prépare une petite fête  dans un restaurant de la campagne avoisinante. Tout le monde s'écroule en fin de soirée. En ce qui concerne Jean Claude le gitan et moi-même, nous avions quelques jours d'avance sur les participants et autres commensaux. Un après-midi, nous avons la garde de la librairie et de Corto , un môme de deux ans, aux cheveux de fille, un  espiègle, voilà que nous perdons l'espiègle ; alors on laise la librairie pour le chercher dans toutes les rues et ruelles de  Valence,  tous les jardins publics, nous inspectons les toboggans et les bacs à sable, interrogeons les balancoires. Le môme dormait dans un coin de la librairie sous une pile de BD érotiques sado-maso. (...) J'ai dormi trois jours chez Serge, dans la Drôme  des Collines, avec un lévrier afghan champion de course et trois chats cartes à puces, dans le lit de la fille cadette. Je m'étais fait voler mon sac ou bien je l'avais perdu ou donné et Serge a été obligé de me ravitailler en vol"

            In "La femme du chercheur d'or" pages 22-23 (Ed. Flammarion 1997).

     
        On retrouve les mêmes protagonistes dans " Les hommes s'en vont " ( Ed. Grasset )  aux pages 171 et suivantes dans le chapitre "Les vautours".

       "Vautours du Monde était une librairie vouée à la littérature noire pourvu qu'elle fût noire, comme un drapeau, libertaire.
       Environ douze mètres carrés, mais je n'ai pas le compas dans l'oeil, heureusement, parce qu'un chef politique corpulent qui a eu le compas dans l(oeil est borgne, depuis, et aveugle, de toute façon. Tout ce chapitre est placé sous ce signe noir.(...)
       Il était déjà midi sans qu'on s'en soit rendu compte. Sergueï le libraire était sérieux, je ne bois pas. Il s'est bourré la tronche. Paco, son acolyte, se posait des questions sur l'alcoolisme et les moyens d'y mettre fin. J'avais toute les réponses.
       Il suffit de vouloir.
       Mais qui veut quelque chose ?
       Nous avons tant de choses et jamais ce qu'il faut.
      (...)
      La boutique était sombre et fraîche, avec quelques bières fraîches, et la sensation d'être mieux qu'ailleurs. On a décortiqué les livres avec Ben, lui avec intérêt et moi avec une sorte de curiosité malsaine, et j'ai retrouvé l'Ile au Trésor. Intacte. La vitre s'est brisée et une bombe a explosé dans la librairie.
      C'était crade. Je m'en fous. Mon petit garçon a une flêche de verre entre les yeux. Je me dis quel miracle, il pourrait être borgne, comme sans doute le salaud qui a commandité cet acte.(...) Ben ça va forcément. Il a sauvé un livre. Les deux amis sont couchés, pas morts. Ils aignent. Ce n'est pas un spectacle. J'ai envie de partir. C'est Ben qui me retient. Ca brûle encore un peu, sur les livres. Je récupère une dent en or de Sergueï, je ne sais pas ce qu'elle fait là, sur un roman d'Harry Crews. Paco dit que c'est une signature. Il rit. 
      (...)
      Titus n'a presque rien. Ben  n'a rien, et rien compris. Moi je ne sais pas. J'ai eu peur. Une fille trés russe me souffle vite à l'oreille que c'est fini, le fascisme passera comme une bombe à la poste, mais mon petit garçon  n'a rien.
 

      Je livre ces éléments à votre sagacité policière et ne mauquerais pas de vous faire parvenir toute autre information pouvant vous aider dans votre enquête.
          
 

      Unami Kiseveudumal


par Les Travailleurs du Noir
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Samedi 23 février 2008
On devrait peut-être cacher à Hortefeux nos deux oiseaux aux velléités librairtaires et sans activité déclarée (JC & Sergueï), prévenir les réseaux de défense des sans papiers et créer un comité de défense des charognards d'origines étrangères. La découverte d’un nouvel élément m’incite à penser qu’il sont certainement des Travailleurs du Noir brésiliens, susceptibles d’être des clandestins. Pour début de preuve des informations tirées d'un commentaire de livre au titre déjà évocateur.

"Aimables sauvages"
Auteurs : Francis Huxley; (Monique Lévi-Strauss, Traductrice)
Plon (Paris) - 1960 - Terre humaine. Civilisations et sociétés

Résumé : ...Francis Huxley a retrouvé, au nord du Brésil, une tribu indienne de langue " tupi ", les  Urubu, descendants des Tupinamba(1) anthropophages(2). Il a séjourné de longs mois parmi eux. L'auteur nous présente les Urubu dans une intimité quotidienne qu'il nous livre avec un sens aigu de la vérité - même la plus rude - et dans un style étincelant de verve. Pas un détail n'échappe à sa sagacité : cancans, aveux, intonations, clins d'œil ; les mémoires se délient, les confidences s'égrènent, les  légendes et les mythes renaissent...


La piste est chaude, on s’y croirait ! De plus certaines têtes de chapitres auraient tendance à conforter mon hypothèse.

Sommaire :
...
Chapitre V- Du bon usage chez les Urubu
Chapitre VI- Les chefs
Chapitre VII- Chasse et cuisine
Chapitre VIII- Dureté et mollesse
Chapitre IX- Querelles
...
Chapitre XIII- Le vomi de lune
...
Chapitre XVIII- Histoire cannibale
Chapitre XIX- L'exécution rituelle
Chapitre XX- Le départ
...


Je continue l’enquête ! Pour cela il me faudra :
En premier lieu, trouver et analyser le contenu de ce livre, vérifier si la synergie Urubu-Spinoziste valentinoise ne serait pas une implantation illégale à tendance colonialiste des urubus-kaapor du Brésil.
Deuzio, vérifier si leur langue maternelle et celle de leurs parents est bien le français, et aussi demander s’il n’y aurait pas, à leurs noms, un mandat « Shengen » en cours.
Tertio, observer leurs pratiques sexuelles, vestimentaires et déambulatoires nocturnes, pour collecter des indices qui pourraient constituer une preuve indirecte de leur nationalité.
Quarto, joindre Cesare(3) pour qu’il prolonge l’enquête sur place…

A bientôt pour de nouveaux rebondissements.
Toutes délations, indices et preuves pouvant être à charges seront acceptées avec délectation et largement diffusés auprés des présumés coupables.

здоровье Patraque

1) Il existe bien un lien entre cette tribu et le topinambour ; un ou plusieurs représentants de celle-ci et quelques exemplaires du dit légume se seraient rencontrés sur le bateau qui allait nous les faire découvrir en Europe, d’ou l’amalgame linguistique, peut-être dû aussi, à une similitude physiologique.
2) Je précise que c’est, dans le cadre de ma réflexion « l'anthropophagie comme aboutissement naturel du capitalisme », et lors d’une investigation anthropologique sur les rites anthropophages tupinambis que je suis tombé sur cette piste intéressante.
3) Cesare Battisti membre d'honneur permanent et dormant des TN, infiltré (passer lentement à travers les interstices d'une substance solide) au Brésil.
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par Les Travailleurs du Noir
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Mercredi 20 février 2008

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La Cambuse du Noir, festival des littératures résistantes aura lieu le 17 et 18 Mai 2008 à Valence.


Un petit avant goût de la Cambuse, salle des Capucins, place Laennec à Valence.

S'il vous semble que vous voyez une chapelle, inutile de vous inquiéter, c'est vraiment dans une ancienne chapelle que se tient le festival.
par Les Travailleurs du Noir
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